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Histoire de Montesquiou


Le nom de Montesquiou apparaît pour la première fois dans une charte de 985.
Sa situation privilégiée pour la surveillance et la défense favorise l’implantation humaine dès la préhistoire, comme en attestent les objets datant du Néolithique et les tumulus découverts sur place. Des vestiges de villas gallo-romaines sont également présents (Villa Sirido, Tumulus de la Turraque).
Situé au cœur de la Gascogne, Montesquiou en tant que Castelnau a été créé à partir du XIIe siècle.
Aujourd’hui, il ne reste de l’enceinte que les murailles, le vieux quartier et la porte fortifiée qui à l’époque servait de prison.
On en trouve encore quelques vestiges malgré des fondations sommaires.
On les voit encore côté Ouest, entourant la porte existante, côté Sud aux promenades et on les devine côté Nord.
Au centre de cette enceinte, délimitée par la porte existante et celle que l’on trouvait à l’entrée du coeur de village, se trouvait le château des Barons de Montesquiou dont il ne reste que quelques vestiges.
Le Château a été démoli à la révolution comme beaucoup de monuments de l’époque par un comité révolutionnaire très actif avec à sa tête un certain Bazillac.
On trouvait jusqu’au début des années 1980 des vestiges des douves aux promenades.

Autour du château, il y a le bourg délimité par la porte existante, une autre porte côté Est et l’église. Église assez modeste, elle fut reconstruite par le Baron Jean II de Montesquiou.
De l’église, reformée au XIXe siècle, la partie la plus ancienne est le clocher.
Le clocher fut conservé, le chœur et les deux chapelles latérales construites et voûtées. Les travaux concernant la nef ne furent pas terminés avant le décès des commanditaires. Les travaux continuèrent mais avec un parti plus modeste : elle ne fut pas voûtée comme prévu, mais seulement couverte en bois. Vers 1843-1844, il fut nécessaire d’entreprendre une restauration qui concerna plus particulièrement la nef : le sol fut abaissé de 50 cm, ce qui a conduit à détruire les pierres tombales.
Le chœur est couvert d’une voûte de la fin du gothique, nervurée et dotée d’une clé armoriée. Les armoiries présentes sont celles des Barons de Montesquiou. Dans l’église on trouve une piéta en bois dorée et un reliquaire de St Martin en bois doré. Aussi, de nombreuses belles peintures et des boulets de canon datant certainement de la guerre de Crimée sont présents.
Au cours des siècles s’est construit le faubourg, lui aussi fermé par deux portes, une en bas et l’autre en haut de la rue du Cap du Barri.
Cap du Barri en Gascon se traduit par :
Ce faubourg était lui aussi protégé par des remparts importants dont on ne voit aujourd’hui que des vestiges.

Montesquiou est une ville étape des chemins de St-Jacques situé sur la Via Tolosana au départ d’Arles et longue de 1 590 kilomètres, la première route citée dans Liber Sancti Jacobi.
Montesquiou disposait de l’hôpital Saint Blaise tenu par des moines. En 1789, il fut remplacé par un l’hôpital mené par les sœurs et qui devint au XIXe l’école libre du village, où l’hiver, les jeunes filles apprenaient à tisser et broder. (Ouvroir)
Le cimetière était à côté de l’entrée du faubourg. Il a été déplacé un peu plus loin et à cette occasion, une petite chapelle a été construite.
Le retable est de style Flamand et on trouve sur les murs des inscriptions qui retracent toute l’histoire de Montesquiou, les curés, des barons, les consuls du XVIIe siècle, des principales familles, des maires et des prêtres depuis la révolution.
Montesquiou a été bâti sur une colline en forme d’échine que l’on retrouve sur le blason qui se compose du mont (la colline) et d’un croissant faisant référence aux invasions Maures du VIIIe siècle.

La position de Montesquiou sur ce « mont » lui donne également un magnifique point de vue sur la vallée de l’Osse et les Pyrénées.
Montesquiou est connu également pour son lien avec le célèbre d’Artagnan. Ce dernier était le fils d’une Baronne de Montesquiou. Une fois devenus Ducs sous le règne de Napoléon, ils ont quitté Montesquiou pour migrer à Marsan où leurs descendants vivent toujours.
On trouve également dans le village plusieurs statues et clés de porte sculptées en façade. Une vierge du XIXe siècle, une statue de St Roch du XVe siècle en terre cuite dérobé en pleine nuit en 2011, remplacé par une statue de St Jacques. 18.

Le XXe siècle constitue une période de prospérité pour Montesquiou. À cette époque, plusieurs membres de famille de notables ont de hautes fonctions d’état et jouent un rôle important dans la région.
La Première Guerre mondiale provoque une saignée dans la jeunesse. Le XXe siècle voit arriver la mécanisation, l’électricité, le goudron, et le début de l’exode rural.
De 2028 habitants en 1841, la population passe à 570 en 1999, soit 13 hab/km2. Le mouvement est aujourd’hui stabilisé, et de nouveaux habitants en quête d’un mode de vie rural compensent la baisse des actifs agricoles.
On y trouve aussi un corps de Sapeurs-pompiers vieux de 110 ans et toujours actif.
Montesquiou est également un Chef-lieu de canton de 17 communes.
Depuis 2009, un artiste local, Ernest Carré, s’est donné comme challenge de « croquer » tous les habitants de la commune, portraits que l’on trouve exposés à la mairie.

Merci à l’Abbé Bernes pour sa participation et la transmission de ses connaissances.